samedi 19 décembre 2009

Ce temps précieux.








Silencieux et tranquille, son visage impassible

Scrute tout l’univers de ses yeux invisibles.

Sa puissance est extrême et toujours invincible,

On ne peut lui parler, il n’est jamais audible.


Mais sa présence est là tout au long des années.

Il frappe de son sceau la vie des nouveaux nés.

Il ne lègue ni soustrait, sans non plus ajourner

Le plus petit moment qu’il veut bien nous donner.


Nul doute, chaque seconde est un bien appréciable,

Pour ne pas gaspiller ce temps inestimable.

Faute de quoi, cette offrande sacrée, irremplaçable,

Est à jamais perdue, comme aiguille dans le sable.


Mais on sait qu’il existe, il se laisse mesurer,

Perception impalpable, vaporeuse, épurée,

Il fractionne la vie, en fixe la durée,

Pour nous anéantir le délai expiré.


Aussi avec l’espace, ils sont inséparables,

L’un distribue son bien, l’autre en est le comptable,

Mais quand l’heure a sonné, vient alors l’ineffable,

Ils reprennent leurs droits terribles, impitoyables.


Et pourtant si l’on pense, et à bien réfléchir,

Le temps est compressible, nous pouvons l’infléchir.

Il suffit pour cela de s’aimer sans faillir,

Alors il s’arrête sans plus nous affaiblir.


Seul l’amour est capable d’effectuer cet exploit,

Car il échappe alors à la science et ses lois.

Il rend le temps paisible et l’estime de soi,

Il ne se compte plus, jamais il ne déçoit.



vendredi 18 décembre 2009

Maman !









Quand on est tout petit, que les larmes abondent,

Pour de petits chagrins ou de petits tourments,
L’enfant ne veut qu’une chose en toutes parts du monde,
Etre pris dans les bras de sa chère maman.

Maman !, Mama !, Mamie !, c’est le seul refuge,
Que recherche l’enfant se sentant en péril.
C’est sa seule défense car s’est elle qui juge
Comment le protéger de sa candeur fragile.

L’amour d’une mère et ses douces caresses,
La chaleur de son corps, son aura pénétrant,
Son sourire sublime ou tout n’est que tendresse
Tranquillise l’enfant en ces tendres moments.

Réconfort d’une mère efface tous les maux.
C’est le baume du cœur qui calme et adouci,
Car enfant oublie tout au contact de sa peau,
Ses dangers, sa tristesse, et sa détresse aussi.

L’innocence de l’enfant et son regard confiant
Offre le réconfort des soucis d’une mère.
Alors tout est magie, extases en ces moments
Où deux âmes se fondent portées par la lumière.

Au nom de cet amour, il ne faut séparer

Cette alliance immuable, intouchable, respectable,
Car l’enfant à besoin de cette union sacrée
Et la mère d’éprouver ce bonheur ineffable.

Cette force invincible que nul ne peut détruire,
Mon Dieu préservez-là des nuisances humaines.
Car personne n’a le droit de vouloir faire souffrir
Ce bel amour si pur, consolation des peines.

mardi 15 décembre 2009

La vie.










Vie précieuse absolue,
D’origine céleste,
De poussières inconnues,
D’un astre manifeste.


Dans un monde grandiose
Explosant de toutes parts,
Tu pénètres les choses,
Excelle dans ton art.

Destruction impossible,
Tu renais de tes cendres.
Élan irréversible
Que l’on ne peut comprendre.

Ta force incomparable
T'arroges tous les droits,
Puissance inaltérable
Que l'on ressent en soi.

Tu demandes la lutte
A ceux qui te vénèrent,
Car rien ne te rebutes
Ni ne te désespères.

Tu es aussi l’esprit
Survolant la matière,
Pénétrant toutes vies
Émergent sur la terre.

Tu es diversité,
Notre seule richesse,
Qu’on ne peut rejeter,
Et revenant sans cesse.

Aussi
notre seul espoir
Quand survient la détresse,
Car tu as le pouvoir,
De vaincre nos faiblesses.

Dans toute la galaxie,
Ta force se décuple.
Qui demande à la vie
En reçoit son centuple.

Et quand survient la mort,
Il y a l'au-delà,
L'esprit quittant le corps,
Mais la vie toujours là.

lundi 14 décembre 2009

La bio-diversité.



Comme vous le savez, le nombre d’habitants sur terre augmente toujours plus vite dans un laps de temps toujours plus court. (Selon une courbe exponentielle).

Il est actuellement évalué à 6,7 milliards. Il était d’environ 1 milliard en l’an 1800, de 1,7 milliard en l’an 1900, de 6 milliards en l’an 2000 et il est estimé à 9 milliards pour l’année 2050.

De ce fait, il faut toujours plus de nourriture pour en satisfaire ses besoins. La chaine agro-alimentaire a donc un besoin toujours plus croissant en céréales de toutes sortes. (D’ailleurs, l’intensification de la production d’agro-carburant aggrave encore plus cette situation, ce qui est, en ce qui me concerne, pure aberration)

D’où la culture intensive des céréales dans d’immenses exploitations privées, tenues par de riches propriétaires qui rachètent les terres des petits exploitants par tous les moyens possibles.

Malheureusement au détriment de la biodiversité.

Les petits fermiers, entres autres, en sont les principales victimes, (Particulièrement dans les pays sous-développés). Ils n’arrivent plus à vivre décemment et disparaissent petit à petit, au même titre que l’artisanat vis-à-vis des grands complexes industriels.

Certainement qu’il faudra, à plus ou moins brève échéance, rechercher les moyens de stabiliser la croissance de la population mondiale actuelle en pondérant les naissances. (Effectivement, il est déjà constaté dans les pays développés une diminution de la fécondité).

Ensuite de rétablir l’équilibre perdu entre population et environnement.
Il faudra essentiellement repenser le développement équitable et durable, qui est le seul moyen de préserver, si se n’est de sauver, l’écosystème de notre planète.


La bio-diversité.


Il défrichait sa terre, il cultivait son champ,
Il vivait simplement, il était paysan.
L’entente était cordiale, malgré tous les tourments
D’un travail harassant, se plaignant rarement.

Le cercle de famille ne comptait pas ses heures,
Les enfants gambadaient, toujours de bonne humeur,
L’atmosphère était saine, les corvées de rigueur,
Même la grand-maman connaissait le labeur.

La ferme était petite, on y trouvait de tout,
Ils avaient la santé et mangeaient comme des loups.
Souvent comme repas, une bonne soupe aux choux,
Consistait leur menu, n’ayant pas trop le sous.

Et quand les jours de fêtes, ils mangeaient du poulet,
Où alors d'autres viandes, succulent au palais,
Leurs yeux brillaient de joie de sentir tout ces mets,
De faire un bon repas, joyeux et satisfait.

Ils étaient donc heureux, vivaient en autarcie,
Attachés à leur terre qu’ils chérissaient aussi.
Ils soignaient leur bétail en toute minutie,
Prenaient le temps de vivre, oubliant leurs soucis.

Puis vint des jours plus sombres, ils ne surent pas pourquoi,
De grands propriétaires imposèrent leurs lois,
Achetèrent à tous prix leurs terres et leurs charrois,
Semant la confusion, l’effroi, le désarroi.

Ces petits paysans qui n’étaient pas très riches,
Vendirent tous leurs biens, ne soupçonnant la triche
De perdre leur terroir et leurs lopins en friches,
Ainsi que leurs volailles, leurs chevaux, leurs pouliches.

Des énormes machines supprimèrent les bosquets,
Démolirent les fermes, leurs granges et les haies,
En firent d’immenses champs, sans forme de procès,
Immenses à l’infini, gigantesques à souhait.

On y planta du blé, de l’orge ou du maïs,
De terribles engins infligèrent leurs supplices
Sur une terre meurtrie, coupable de tous les vices,
Labourée, retournée, sans forme de justice.

La mondialisation commençait ses ravages.
Sans aucun état d’âme, elle montrait son visage.
Elle égalisait tout, quelques soient les saccages
Et créa chez ces gens l’injustice, l’esclavage.

Tout fut privatisé, ces grands propriétaires
Imposèrent leurs diktats, firent la loi sur terre.
Les petits paysans devenus prolétaires,
Perdirent tout leurs biens, leurs ères hospitalières.

Puis ce fut le chômage n’ayant plus de travail.
On les avait vaincus sans livrer de batailles.
Vivant très pauvrement, dormant à-même la paille,
Complètement ruinés, ils ne font plus ripaille.

Ah ! Qu’il est désolant d’avoir détruit ces vies,
Aussi ces beaux terroirs que tout le monde envie.
La mondialisation que nous avons choisie
Montre-là une erreur où nous avons failli.

Il nous faut recréer la biodiversité
Chez ces gens des pays de grande pauvreté.
C’est leur ultime survie, il nous faut arrêter
Ce gâchis innommable dans ce monde éclaté.

dimanche 29 novembre 2009

Un sens à la vie.


Vivre pour quoi, vivre pour qui ?
Pour moi-même ou pour les autres ?
Dois-je dire non, dois-je dire oui ?
Sur cette terre, suis-je des vôtres ?

Qu’elle est la voie pour être heureux ?
Qui dois-je croire en ce bas monde ?
Ne pas toujours agir comme ceux,
Qui tuent le temps chaque seconde ?

Mais je crois bien qu’il faut surtout
Rester soi-même, garder son âme,
S’intéresser d'un peu de tout,
Vivre son corps, garder la flamme.

Biens matériels ne suffisent pas,
Le vrai bonheur,c'est autre chose.
C’est de s’aimer en tout les cas,
Faute de quoi, tout est morose.

Mon cœur est triste de la misère,
De cette souffrance par trop amer,
De voir ces gens qui désespèrent
Et dont la vie n’est que calvaire.

Vivre sa vie est difficile,
Car le bonheur est éphémère,
Rien n’est donné, rien n’est facile,
Il faut lutter sur cette terre.

Vouloir le bien et être bon,
Donner le meilleur de soi-même,
Certaines personnes en ont le don,
Je les admire et je les aime.

Peut-être là est tout le sens
D’être heureux, de vivre en paix.
Et c'est aussi la récompense
Que la vie donne à tout jamais.

samedi 28 novembre 2009

La vie qui passe.


Dans ma petite enfance, le temps passait si long,

En heures interminables, au hasard des saisons,

Sans soucis, sans menaces.

Sans peur du lendemain, vivant bien chaque jour,

La tête dans les étoiles, connaissant la bravoure

Et toutes les audaces

.

Le temps m’appartenait, m’arrogeant tous les droits,

Croyant tout savoir faire de mes gestes maladroits.

Le temps me donnait tout,

Les minutes, les secondes que je ne comptais pas,

D’une infinie longueur, nouvelles à chaque pas,

La vie était partout.


Insouciante jeunesse oubliant tous les maux

Qui surgissent sur terre en de terribles mots

Ou de dures paroles.

Ne vivant que d’espoirs et de projets grandioses,

Trouvant de l’intérêt dans la moindre des choses

Où rien ne vous désole.


Mais au fils des années, ce beau temps s’accélère,

S’écoule toujours plus vite, sans qu’on ne puisse faire

La moindre correction.

Le tempo intérieur ralenti son allure,

Le rythme qui s’allonge quand l’âge devient mûr,

Devient notre obsession.


Aussi nous reste-t-il notre esprit libéré

Des contraintes du temps, où l’on peut s’inspirer,

Malgré les jours qui passent.

C’est notre unique bien qu’on ne peut retirer,

Notre raison de vivre envers vent et marée,

Et que le temps n’efface.


Esprit où la pensée s’envole à l’infini,

A la recherche du vrai, du beau, du pain béni,

Où s’échappe le temps.

Découvertes des valeurs réelles de l’existence,

Qui réchauffent le cœur en toutes circonstances,

Rend le plaisir d’antan.


Hélas ! Un jour viendra, le temps s’arrêtera,

Dans le plus grand silence, nous croiseront les bras,

Quoique l’on dise ou fasse.

Juste retour des choses, il faut laisser la place

A plus jeune que nous, savoir garder la face,

Le jour où tout s’efface.


vendredi 27 novembre 2009

Je pleure en silence.

Actuellement, il y a entre 800 millions et 1 milliard d’affamés sur cette terre.

Toutes les cinq secondes environ, quelque part sur notre planète, un enfant meurt de faim.
Quelle horreur! Quel scandale ! Comment à notre époque cela est-il encore possible ? Quand-on sait que nous avons techniquement la possibilité de nourrir en suffisance toute la population existante sur la terre.
Qu’inconsidérément, nous produisons de l’agro-carburant au détriment de l’agro-alimentaire.
Pourquoi, malgré toute la meilleure volonté d’une multitude d’œuvres humanitaires, en est-il ainsi ?
Peut-on vraiment manger la conscience tranquille ? Il est impérativement de notre devoir de réduire ce fléau.
Comment ? : Peut-être en effectuant davantage d’actions ponctuelles sur le terrain même de ces affamés.
- Tout d’abord en cherchant des volontaires : Éventuellement, parmi ces millions de chômeurs de par le monde qui accepteraient d’être rémunérés par un organisme bien spécifique fondé par les états les plus riches.
- Ensuite en créant des antennes autonomes qui apprendraient à ces affamés à travailler chez eux par leurs propres moyens en leur implantant une agriculture bio-diversifiés sur des parcelles de terre dont ils seraient les propriétaires.
Déjà-là aurions-nous fait un grand pas pour réduire la famine sur notre planète.

Opprobre à tous les hommes qui laissent mourir de faim ces enfants.

A la mémoire de cet enfant innocent, que personne ne connait, qui vient de mourir de faim pendant l’écriture des premiers mots de cette introduction.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Ma peine trop immense
Annihile mes joies.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Ton malheur si intense
Accroît mon désarroi.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Où est la délivrance
Que je recherche en moi ?

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Ma pensée en errance
Recherche le pourquoi.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Toute cette impuissance
M’envahit et m’effroi.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Vivre en paix n’a de sens
Si elle n’est d’une seule voie.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Où donc est la conscience
De ceux qui font la loi ?

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Je garde l’espérance
De ceux qui ont la foi.

Je pleure en silence,
Mes larmes sont pour toi.
Dieu, rends moi la confiance
Qui s’éloigne parfois.

jeudi 26 novembre 2009

Dieu mystère.


Dieu de l’immensité, quel est donc ton secret ?

Comment aller vers Toi, ton mystère m’effraie.

Montre-moi le chemin qui apaise mes doutes,

Et sentir ta présence en mon âme en déroute ?


Dieu mystère, où es-tu ?, oui je voudrais savoir,

Connaître ton visage que Tu ne laisses voir.

Peut-être es-Tu en tout et que tout est en Toi,

Que ton labeur immense, personne ne le voit ?


Dieu de tous les humains, Ta force salutaire

Qui apaise toujours quand je perds mes repaires,

Donne m’en donc un peu, j’en ai vraiment besoin,

Pour lutter, te servir, être aussi ton témoin.


Dieu aimé, tout puissant, où est la certitude ?

Quel est ton origine ?, quelles en sont les préludes ?

Mon unique savoir se limite à notre aire,

Très différent du Tien qui empli l’univers.


Toi qui conçois la vie en ce si vaste monde,

D’où vient ton énergie qui partout nous inonde ?

L’infiniment petit comme l’infiniment grand

Formés de particules dans tout le firmament.


Comment donc concevoir ton labeur invisible,

Silencieux et grandiose, à peine perceptible,

Où tout est perfection, excellence et beauté

Dans un monde sans fin, dans son immensité.


Dieu conspué, décrié, rien ne viendrait de Toi !,

Si ce n’est la nature qui a fondée ses lois

Disent tous les athées qui partout te renient,

Mais c’est par ignorance qu’ensemble ils Te déni.


Car l’homme s’imagine que la matière inerte

A créé toutes vies sur une terre déserte.

C’est son propre verdict, sans être plus concis,

Se croyant supérieur et le voulant ainsi.


Dieu de tous les espoirs, qui par tous les moyens,

Oriente nos consciences en direction du bien,

Tu nous donnes l’esprit pour lutter en ce sens

De pouvoir vivre heureux sans aucune défiance.


Tu ne donnes la foi qu’à ceux qui le désirent,

Tu n’obliges personne, Tu nous laisses choisir,

Chacun en sa conscience, en toute liberté,

En son âme et conscience, sans culpabilité.


Pourquoi donc en Ton nom, des guerres meurtrières

Sur cet astre la « terre », poussière dans l’univers,

Quand des milliards d’étoiles scintillent sur nos têtes,

Où gravitent sans cesse multitudes de planète.


Dieu de toutes les croyances, Tu conçois en silence

Ton dessein salvateur, supprimer nos souffrances,

Peu T’importe le temps car tu veux que l’on s’aime,

Nous faire évoluer, comprendre par nous-mêmes.


Mais Tu es pour beaucoup, l’Etre surnaturel

Que l’on appelle Dieu, un Etre intemporel,

Créant la vie partout, sur la terre, l’univers,

Avec complexité, quel qu’en soit la manière.


Il nous faut accepter, ressentir dans nos cœurs

Ta réelle présence et ne plus avoir peur,

Le jour de notre mort, de s’en remettre à Toi,

Permettra de comprendre, le comment, le pourquoi.


Il ne nous est pas donné, après bien des recherches,

Quelques soient nos pensées, malgré toutes nos prêches,

De connaître ton savoir, de percer ton mystère,

Car nous seront toujours limité dans notre ère.